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Syndicat d'initiative de Seraing


UNE RUE, UNE HISTOIRE : LA RUE  GIORDANO BRUNO



Vous y habitez depuis toujours, vous passez souvent par-là, vous y rendez visite à vos grands-parents, à des amis. Mais peut-être ignorez-vous tout du nom de cette rue ? Les origines et significations des noms de rue sont souvent méconnues.
Pour y remédier, le Syndicat d’initiative vous propose chaque semaine de revenir sur le nom d'une rue de Seraing et d'évoquer son histoire. Cette fois, nous en apprenons davantage sur un libre-penseur ennemi de l'église catholique : Giordano Bruno.
Homme de génie au caractère difficile, prophète de la pensée future, Giordano Bruno eut la malchance de vivre en un temps où l’on brulait les hérétiques… En d’autres mots : tous ceux qui avaient la volonté et le courage de penser autre chose que ce que l’église entendait imposer à leur esprit.

Qui était Giordano Bruno ?
Giordano Bruno, de son vrai prénom, Filippo, naît en 1548 à Nola en Italie, au pied du Vésuve. Après des études secondaires à Naples, il entre à dix-sept ans dans le plus grand couvent de la ville, appartenant à l’ordre des Dominicains, où il  entreprend des études générales puis de théologie. Ordonné prêtre en 1573, il prend le nom de frère Giordano. Remarqué par ses supérieurs pour sa vaste culture et sa mémoire exceptionnelle (il est capable de réciter des centaines de poèmes), il devient, à vingt-sept ans, docteur en théologie.
Il aurait pu mener une vie d’érudit de cette époque, s’il n’avait été de ceux qui font passer leurs convictions avant leur intérêt. Son esprit d’indépendance et un fort sentiment de révolte devant les abus de l’église le poussent à rompre avec l’ordre dominicain.

Que lui reproche-t-on ?
Bruno est avant tout un philosophe d’une rare audace : il est le premier à considérer l’univers comme infini et peuplé d’innombrables mondes alors que l’Église, jusqu’au XVIème siècle, plaçait la Terre au centre de l’univers et déclarait qu’elle avait été placée ainsi par la volonté de Dieu.
De telles idées durcissent les positions religieuses à son encontre. En conséquence commence pour lui une vie d’errance. Pendant seize ans, Giordano Bruno va parcourir l’Europe, régulièrement chassé à cause de ses convictions et de son fort caractère. Il parvient à vivoter grâce aux leçons de grammaire et d’astronomie qu’il dispense.

En 1591, il décide de rentrer en Italie à Venise sur l’invitation du doge Giovanni Mocenigo, qui lui demande de lui enseigner « l’art de la mémoire ». Mais mécontent de son professeur, Mocenigo le trahit et le dénonce à l’inquisition vénitienne qui l’extradera vers Rome.
Lors de son procès, il conserve toute son insolence : « Vous avez plus peur que moi »  éructe-t-il devant ses juges.
La condamnation du philosophe comme « hérétique » sur ordre du pape Clément VIII met un terme brutal à la vie de cet homme d’exception.
Le 17 février 1600, après sept années d’incarcérations et de tortures, Giordano Bruno, attaché nu au poteau du bucher, est brulé vif par l’inquisition catholique à Rome, pour avoir refusé d’abjurer ses idées. On lui refusera l’étranglement avant le bucher : il brulera vivant… Mais on ne l’entendra pas crier : on lui a préalablement arraché la langue pour l’empêcher de proférer des « paroles affreuses ». Il décède donc à cinquante-deux ans.

Une statue en bronze représentant Giordano Bruno a été placée au Campo de’ Fiori à Rome en mémoire du philosophe et libre penseur condamné pour hérésie.
En 1961, l’union astronomique internationale a attribué le nom de Giordano Bruno à un cratère lunaire situé à l’extrémité de la face cachée de la lune. En 1973, le réalisateur italien Giuliano Montaldo lui consacra un film.

En séance du 20 octobre 1909, le conseil communal de Seraing a donné le nom de Giordano Bruno à la rue Saint-Eloy reliant la rue Marnix à la rue de l’Hôpital.

Les histoires des noms de rue vous fascinent ? Au Syndicat d’Initiative, nous vendons l’ouvrage très complet de René Crine, En parcourant les rues de Seraing (7€). Nous mettons également en consultation le livre Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore écrit par Eugène Dounan et Nicolas Pirson (1952).

Sources :
Dounan E. et Pirson N., Les rues de Seraing, p. 231.
Wikipedia : Giordano Bruno
Ilustration : Le Monde.fr



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